Didier SAVE
Je suis adhérent SNSQP depuis 2020. J’ai connu l’existence du club lors du forum des associations en septembre, quelle aubaine !
Mon épouse Anne et moi sommes venus nous installer à Plouha. Originaires de Cholet dans le Maine et Loire, nous avons deux filles, un garçon et deux petits enfants. C’est grâce à mon beau-père que j’ai découvert la voile sur son Cap-Corse puis son Velizy2, deux de ses derniers bateaux construits de ses mains en or. Il y avait toujours un « Voiles et voiliers » à feuilleter. C’est depuis le petit port de Gourmalon à Pornic que nous partions naviguer en baie de Bourgneuf.
J’étais à l’IUT de Lannion lors de la marée noire de l’Amoco Cadiz en mars 1978 et je me souviens très bien de la mer gluante et sinistrement muette dégueulant son pétrole puant sur nos plages qu’il a fallu commencer à nettoyer. Les étudiants ont aussi enfilé les bottes et les gants pour aller chercher le brut entre les rochers. Mais un prof nous a organisé une croisière Paimpol Jersey un weekend : je me rappelle la coque en alu, les vieux cirés jaunes qui sentaient l’humidité, la navigation de nuit… Les études me convenaient bien alors je suis allé au bout du cursus de formation d’ingénieur puis de chercheur et venant d’un milieu modeste, je suis reconnaissant d’avoir pu le faire.
Le comité d’entreprise de MHS à Nantes, bien inspiré, disposait d’un bateau basé au port du Crouesty et j’ai pu régulièrement naviguer vers Houat, Hoëdic et Belle-Ile. Nous avons dû quitter notre chère Bretagne pour Aix-Marseille où un nouveau job m’attendait chez Gemplus, start up de la carte à puce. La frénésie industrielle m’a accaparé pendant toute une carrière professionnelle excitante. Mon ciré a été remisé trop longtemps, mais j’ai passé mon permis moto et j’ai adoré sillonner les routes de Provence !
Beau souvenir de navigation en méditerranée : mes beaux-frères m’ont invité pour deux semaines autour des Cyclades sur un catamaran de 40 pieds depuis l’ile de Khos et ce fut une ccroisière super confortable mais pas sans risque, nous avons eu de la casse lors d’un coup de vent du nord, le meltem.
Quelle épopée également ce séjour de voile dans le fjord de Roskilde, Danemark, organisé par Elisabeth en juin 2024 ! Nous avons apprécié la dynamique du Sejlklub avec tous ses jeunes et les régates du mercredi soir suivis du repas en commun. Comme sur un lac, les eaux sont peu profondes mais les rafales à 50 nœuds surprennent. La sortie aux avirons puis à la grande voile carrée sur un bateau viking est un rare souvenir.
Le SNSQP propose une offre rare entre propriétaires de croiseurs côtiers et équipiers en quête d’embarquement. Il y règne une saine ambiance de partage et de respect mutuel pour tous les passionnés de la mer. Les aspects sécurité sont non négociables et cela avait d’ailleurs impressionné nos visiteurs danois en retour.
J’ai beaucoup appris de mes navigations en régate avec Luc puis Gilles, et je les remercie volontiers ici pour leur patiente exigence à la recherche du cap et de la vitesse. Permission de monter à bord ? Il faut que j’embarque au moins une fois sur chacun des bateaux partenaires du club !
Parés à virer ? C’est avec plaisir que je me suis proposé en tant que coordinateur de la voile loisir pour poursuivre ce que nous proposait Jean depuis des années. Je vais œuvrer avec les skippers et les RTQ pour que le programme plaise à tous. La pause hivernale est l’occasion de se retrouver en salle pour de la formation théorique toujours très appréciée avec nos marins chevronnés jamais avares d’anecdotes maritimes, mais il faudra proposer sans doute de nouvelles interventions.
A bientôt sur l’eau. Ken ar c’hentan war an dour!
Didier SAVE
Je suis adhérent SNSQP depuis 2020. J’ai connu l’existence du club lors du forum des associations en septembre, quelle aubaine !
Mon épouse Anne et moi sommes venus nous installer à Plouha. Originaires de Cholet dans le Maine et Loire, nous avons deux filles, un garçon et deux petits enfants. C’est grâce à mon beau-père que j’ai découvert la voile sur son Cap-Corse puis son Velizy2, deux de ses derniers bateaux construits de ses mains en or. Il y avait toujours un « Voiles et voiliers » à feuilleter. C’est depuis le petit port de Gourmalon à Pornic que nous partions naviguer en baie de Bourgneuf.
J’étais à l’IUT de Lannion lors de la marée noire de l’Amoco Cadiz en mars 1978 et je me souviens très bien de la mer gluante et sinistrement muette dégueulant son pétrole puant sur nos plages qu’il a fallu commencer à nettoyer. Les étudiants ont aussi enfilé les bottes et les gants pour aller chercher le brut entre les rochers. Mais un prof nous a organisé une croisière Paimpol Jersey un weekend : je me rappelle la coque en alu, les vieux cirés jaunes qui sentaient l’humidité, la navigation de nuit… Les études me convenaient bien alors je suis allé au bout du cursus de formation d’ingénieur puis de chercheur et venant d’un milieu modeste, je suis reconnaissant d’avoir pu le faire.
Le comité d’entreprise de MHS à Nantes, bien inspiré, disposait d’un bateau basé au port du Crouesty et j’ai pu régulièrement naviguer vers Houat, Hoëdic et Belle-Ile. Nous avons dû quitter notre chère Bretagne pour Aix-Marseille où un nouveau job m’attendait chez Gemplus, start up de la carte à puce. La frénésie industrielle m’a accaparé pendant toute une carrière professionnelle excitante. Mon ciré a été remisé trop longtemps, mais j’ai passé mon permis moto et j’ai adoré sillonner les routes de Provence !
Beau souvenir de navigation en méditerranée : mes beaux-frères m’ont invité pour deux semaines autour des Cyclades sur un catamaran de 40 pieds depuis l’ile de Khos et ce fut une ccroisière super confortable mais pas sans risque, nous avons eu de la casse lors d’un coup de vent du nord, le meltem.
Quelle épopée également ce séjour de voile dans le fjord de Roskilde, Danemark, organisé par Elisabeth en juin 2024 ! Nous avons apprécié la dynamique du Sejlklub avec tous ses jeunes et les régates du mercredi soir suivis du repas en commun. Comme sur un lac, les eaux sont peu profondes mais les rafales à 50 nœuds surprennent. La sortie aux avirons puis à la grande voile carrée sur un bateau viking est un rare souvenir.
Le SNSQP propose une offre rare entre propriétaires de croiseurs côtiers et équipiers en quête d’embarquement. Il y règne une saine ambiance de partage et de respect mutuel pour tous les passionnés de la mer. Les aspects sécurité sont non négociables et cela avait d’ailleurs impressionné nos visiteurs danois en retour.
J’ai beaucoup appris de mes navigations en régate avec Luc puis Gilles, et je les remercie volontiers ici pour leur patiente exigence à la recherche du cap et de la vitesse. Permission de monter à bord ? Il faut que j’embarque au moins une fois sur chacun des bateaux partenaires du club !
Parés à virer ? C’est avec plaisir que je me suis proposé en tant que coordinateur de la voile loisir pour poursuivre ce que nous proposait Jean depuis des années. Je vais œuvrer avec les skippers et les RTQ pour que le programme plaise à tous. La pause hivernale est l’occasion de se retrouver en salle pour de la formation théorique toujours très appréciée avec nos marins chevronnés jamais avares d’anecdotes maritimes, mais il faudra proposer sans doute de nouvelles interventions.
A bientôt sur l’eau. Ken ar c’hentan war an dour!