80 ans d'histoire... et même plus !
Le Saint Quay est un authentique vieux gréement. Autrefois Jeanne, c’était un langoustier de Camaret. Son histoire commence en 1939. Auguste DREVILLON commande un langoustier de 12m de coque au chantier Belbéoc’h, situé sur le sillon du Fret à Camaret.
Mauvaise année pour commander un bateau, le déclenchement de la seconde guerre mondiale intervient avant le début de la construction. Petite anecdote, le bois avait été livré au chantier. Victor Belbéoc’h s’empressa de cacher le bois dans une vasière afin d’éviter qu’il ne soit réquisitionné.
Il fallut attendre fin 1946 pour que le littoral soit de nouveau accessible aux civils, que l’industrie se remette à fabriquer des carvelles (clous de charpente marine). Le bois ayant échappé aux armées françaises et allemandes, la construction peux commencer. Jeanne fut achevée fin 1947 et fit sa première saison de pêche à la langouste en 1948 avant sa motorisation en 1949.
Au milieu des années 50, la langouste se fait de plus en plus rare dans les eaux de la Manche et de la mer d’Iroise. Jeanne évitera le désarmement en se transformant en coquiller. La coquille Saint Jacques se pêche alors à la voile en rade de Brest.
En 1961, sous la pression des pêcheurs, le moteur est autorisé pour cette pêche. Cette année signera donc la dernière saison de Jeanne. Son moteur est obsolète face à une flotte qui se modernise. Elle sera donc désarmée en 1962 et abandonnée pendant 11 ans.
Son salut, on le doit à François RONCIN qui rachète la coque en 1973. Il lui faudra 5 ans pour restaurer la coque et se procurer un moteur et un gréement avant de reprendre la mer.
En 2002, la commune de Saint Quay se porte acquéreur de la Jeanne et la rebaptise du nom de son nouveau port d’attache.
Mauvaise année pour commander un bateau, le déclenchement de la seconde guerre mondiale intervient avant le début de la construction. Petite anecdote, le bois avait été livré au chantier. Victor Belbéoc’h s’empressa de cacher le bois dans une vasière afin d’éviter qu’il ne soit réquisitionné.
Il fallut attendre fin 1946 pour que le littoral soit de nouveau accessible aux civils, que l’industrie se remette à fabriquer des carvelles (clous de charpente marine). Le bois ayant échappé aux armées françaises et allemandes, la construction peux commencer. Jeanne fut achevée fin 1947 et fit sa première saison de pêche à la langouste en 1948 avant sa motorisation en 1949.
Au milieu des années 50, la langouste se fait de plus en plus rare dans les eaux de la Manche et de la mer d’Iroise. Jeanne évitera le désarmement en se transformant en coquiller. La coquille Saint Jacques se pêche alors à la voile en rade de Brest.
En 1961, sous la pression des pêcheurs, le moteur est autorisé pour cette pêche. Cette année signera donc la dernière saison de Jeanne. Son moteur est obsolète face à une flotte qui se modernise. Elle sera donc désarmée en 1962 et abandonnée pendant 11 ans.
Son salut, on le doit à François RONCIN qui rachète la coque en 1973. Il lui faudra 5 ans pour restaurer la coque et se procurer un moteur et un gréement avant de reprendre la mer.
En 2002, la commune de Saint Quay se porte acquéreur de la Jeanne et la rebaptise du nom de son nouveau port d’attache.
Pourquoi Jeanne est arrivée à Saint-Quay-Portrieux ?
Petit retour en arrière. La fin des années 80 voit s’organiser des rassemblements de vieux gréements. Ils prennent de l’ampleur et s’internationalisent, notamment à Douanenez. La France n’a que peu d’unités à aligner par rapport aux autre pays européens.
La revue Chasse-Marée organise dans les années 1990 le concours « PATRIMOINE DES CÔTES ET FLEUVES DE France ». Ce concours permet de soutenir le lancement de projets visant à restaurer ou à reconstruire des répliques d’anciens bateaux de travail.
Le succès de ce concours (près de 700 projets déposés en 1995) a permis de constater l’attachement du public à ces vieilles coques et dès les premières mises à l’eau, l’intérêt touristique a largement été démontré.
Aujourd’hui chaque ville portuaire a son vieux gréement ! Rien que dans la baie de Saint Brieuc, on trouve 8 vieux gréements : La Sainte Jeanne (Erquy), La Pauline (Dahouët), Le Grand Léjon (Saint Brieuc), Le Rigel, Le Saint Quay, La Nébuleuse (Paimpol), L’Enez Koalen (Lézardrieux) et Eulalie (Bréhat). 6 d’entre eux proposent des activités pour le grand public, les autres ne fonctionnent qu’en cadre associatif.
Les activités nautiques en Bretagne attirent chaque années 1,4 millions de personnes, dont 1,1 millions qui pratiquent dans une structure. C’est une des nombreuses raisons qui poussent les touristes à venir séjourner en Bretagne. Le Saint Quay et les autres vieux gréements intègrent naturellement ce riche tissu de structures nautiques répond aux attentes des touristes en recherche d’authenticité sur le patrimoine maritime breton.
La revue Chasse-Marée organise dans les années 1990 le concours « PATRIMOINE DES CÔTES ET FLEUVES DE France ». Ce concours permet de soutenir le lancement de projets visant à restaurer ou à reconstruire des répliques d’anciens bateaux de travail.
Le succès de ce concours (près de 700 projets déposés en 1995) a permis de constater l’attachement du public à ces vieilles coques et dès les premières mises à l’eau, l’intérêt touristique a largement été démontré.
Aujourd’hui chaque ville portuaire a son vieux gréement ! Rien que dans la baie de Saint Brieuc, on trouve 8 vieux gréements : La Sainte Jeanne (Erquy), La Pauline (Dahouët), Le Grand Léjon (Saint Brieuc), Le Rigel, Le Saint Quay, La Nébuleuse (Paimpol), L’Enez Koalen (Lézardrieux) et Eulalie (Bréhat). 6 d’entre eux proposent des activités pour le grand public, les autres ne fonctionnent qu’en cadre associatif.
Les activités nautiques en Bretagne attirent chaque années 1,4 millions de personnes, dont 1,1 millions qui pratiquent dans une structure. C’est une des nombreuses raisons qui poussent les touristes à venir séjourner en Bretagne. Le Saint Quay et les autres vieux gréements intègrent naturellement ce riche tissu de structures nautiques répond aux attentes des touristes en recherche d’authenticité sur le patrimoine maritime breton.